Custine
donné à mon travail la forme d'un grand article de la Revue des Deux Mondes. Mais je ne suis pas décidé à le livrer à votre beau-frère. Ce dernier point entre nous •... Quelle atrocité, quels événements dans Francfort ! quels bœufs enragés que vos Teutsch ! et avec cela plagiaires de la France qu'ils détestent, sauf la lâcheté, qu'on ne peut pas encore nous reprocher, au moins le fusil à la main. En vérité, j'aime mieux les Italiens que je n'aime guère, surtout depuis que j'ai lu leur apologie par la princesse B... -.
« Mieux vaudrait un sage ennemi, comme dit la fable du jardinier et de l'ours.
«J'ai connu le malheureux Lichnowsky mais je ne l'ai connu qu'impertinent et fat. Depuis, il a montré de l'esprit, même de l'éloquence. Vous savez que la duchesse de Talleyrand, qui en était folle, lui a payé pour 1000 000 de dettes et n'a pas voulu prêter 50 000 francs à son fils pour payer les siennes. Si la lettre de Broum^ n'est pas un mythe propre à cacher son défaut de gentillesse, envoyez-la-moi, je serai bien aise de lire de la prose épistolaire de ce Dupin britannique *. »
Ce prince Lichnowsky, Henri Blaze le rencontra aussi naguère chez Véry, le restaurateur. Blaze y dînait lorsqu'il vit arriver un « barbare de très grand air, regard dur, geste impérieux ». Lichnowsky tra-
1. A. de Saint-Priest. Le partage de la Pologne, i" et la octobre 1849. Revue des Deux Mondes.