‹ François Buloz et ses amis (volume 2)Chapitre 88 sur 106 · juillet 1844, inédite · texte numérisé non relu

juillet 1844, inédite

moyenne ne se cramponne à la civilisation par la queue. Ce qui me console, c'est qu'il y a encore des foires dans nos provinces, où l'on fait des affaires pour 15 et 20 millions de veaux sur parole. Toutefois, et quoi que l'on dise, il faut bien savoir gré au ministère actuel, des réformes qu'il entreprend si courageusement, car tout est ici à refaire, et à refaire lentement, à cause de la paresse nationale et du manaflaîîa, etc., etc.. Mais je m'aperçois qu'il faut finir. Adieu. Mille tendresses à Rose^ »

Un an après, la comtesse Merlin est à Aix-la-Chapelle, arrivant de Bruxelles avec Custine. «: Cet excellent ami » ne l'a quittée que lorsqu'il l'eut mise sous la garde d'un bon docteur, et lorsqu'il se fut assuré de son logement. Mais la comtesse, qui s'ennuie cruellement à Aix-la-Chapelle, « peuplée d'inconnus flegmatiques », se trouve dans ce logement, fort dépourvue, car il n'y a « ni contrevents, ni persiennes aux fenêtres, » ce qui procure le plaisir « d'avoir les rayons du soleil sur le visage depuis 5 heures du matin ». En outre, les meubles sont rembourrés de noyaux de pêches. Quant au médecin, il est jeune et parle politique et cancans de ville bien plus que de médecine, ce qui « l'amuse davantage ». La comtesse remarque aussi avec une certaine admiration, disonsle, le visage balafré de ce médecin cancanier, qui est « comme celui d'un grognard de la garde impériale ».

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