La fille aînée d'Henri Blaze se nommait Henriette
Henri Blaze commençait à cette heure, d'être très connu. Il avait déjà publié ses articles sur Goethe, Schiller, Uhland, Kerner, etc., il terminait son ouvrage sur les Kœnigsmark. Sa maison à Paris se remplissait d'amis : Cousin et Villemain furent parmi les familiers.
Mais M'"" Blaze de Bury ne fut jamais une maîtresse de maison casanière ; on ne pouvait la trouver chez elle à toute heure du jour, et souvent, elle sacrifiait les rendez-vous accordés aux amis dans un élan affectueux, à d'autres rendez-vous politiques, qui l'attiraient au dehors, et l'intéressaient davantage. Son mari fut plus sédentaire ; d'ailleurs sa fille, qu'il adorait, le retenait chez lui, alors qu'Arthur Dudlei/ courait les routes. C'est l'époque où Henri Blaze déjeunait avec Jules Janin et Berlioz, « aux Petits Moulins rouges, 17, avenue d'Antin aux Champs-Elysées ». Meyerbeer, qui habitait 2, rue Montaigne, venait les rejoindre.
Victor Cousin, comme les autres amis, subit l'influence entraînante de M"*^ Henri Blaze; il écrivait à cette sirène : « Savez-vous, chère dame, que l'autre jour le charme de votre conversation m'a retenu jusqu'à oublier l'heure et les prescriptions de M. Andral ? »
Après un article publié dans la Revue des Deux Mondes en octobre 1857 : Une promenade philosophique en Allemagne, Cousin adressa une longue