Inédite
Paris pour savoir le résultat de cette nouvelle persécution, et je vous serais très reconnaissant si vous pouviez me rassurer par un mot, après mercredi. »
Car mercredi, le jugement sera prononcé, mais ce jugement, c'est la condamnation de Mérimée à 1000 francs d'amende, et 15 jours de prison; celle de la Revue à 200 francs d'amende.
On pense que Mérimée reçut la nouvelle de cette condamnation avec quelque amertume ; d'autant qu'elle lui fut signifiée dans une cérémonie publique, « devant la fleur de la canaille et trois imbéciles en robe noire, roides comme des piquets, et persuadés qu'ils sont quelque chose * )v. Voilà ses juges jugés!
Le soir même, le mercredi, Mérimée s'excuse auprès de F. Buloz.
Mon cher Monsieur Buloz,
Je n'ai pas besoin de vous dire combien je suis morlilié de tout le tracas que cette malheureuse alfairc vous a coûté. Vous allégeriez un peu mes remords en me permettant de prendre votre amende à mon compte. C'est presque un service que je vous demande, et je suis assez malheureux de vous avoir mis dans d'autres embarras, dont je vous demande très humblement pardon.
Mercredi soir 2.