Inédite
« Mon cher Buloz, Melella est finie. Nous avons 00 pa^^es de mon griffonnage. Venez les chercher ce soir. Je ne vous les envoyé pas, parce que je veux les relire à A. qui dort comme un loir à l'heure qu'il est. Je vais en faire autant. Venez à six ou sept heures... Je veux vous proposer encore quelque chose, sans toutefois rien déranger à ce qui est convenu entre nous. » Cette lettre est datée : 2, sept heures du mâtiné
Inutile d'indiquer qui est cet A. qui dort comme un loir, a Malgré la discrétion à toute épreuve de leur confident, a écrit P. de Musset (et ce confident, c'était lui-même) on sut bientôt qu'Edouard et Olympe étaient enfermés ensemble^. » Et voilà F. Buloz, par la force des choses, dans l'intimité des deux amants. On a dit, on a écrit, que pendant cette période des premières félicités, ils ne travaillèrent pas plus l'un que l'autre... Ceci, pour Musset, est peut-être exact; mais George Sand, elle, ne cessa de travailler. On a vu qu'en septembre, et pendant le séjour à Fontainebleau, elle pensait à Melella, achevée le 2 octobre; ce « petit roman », comme elle dit, parut le 15. Puis, elle s'essaya dans la critique : elle ne s'y plut guère, témoin la lettre au directeur de la Ilevue qu'on lira plus loin, écrite à la veille du départ pour l'Italie, le 11 décembre. Car nous touchons à l'époque du voyage à Venise. Une