A M. Brindeau, actionnaire de la Revue de Paris
de M. Rousset. Je regrette infiniment l'ennui que cela doit lui avoir causé, mais veuillez bien lui dire qu'il n'en doit accuser que la Presse.
C'est cette commère seule, comme il l'appelle, qui m'a appris faussement, ainsi qu'à tous les abonnés de la Gazette des Tribunaux et du Messager (du 3 juillet) que la marchandise de M. de V. était hors de prix; c'était ce que M, Buloz faisait dire par son défenseur. Je pensais bien qu'il était difficile que ces expressions eussent été celles d'un homme distingué comme Test M. Rousset, et que cette plainte fût venue d'une personne aussi véridique que M. Buloz. Je suis bien aise de recevoir de M. Rousset une assurance positive de ce mensonge public, qui devait m'être d'autant plus sensible, que j'ai refusé, pour être utile à M. Buloz, plusieurs autres journaux, rivaux de la JRevue^ et plus opulents qu'elle. Mais l'opulence ne fut jamais une séduction pour moi et je les ai peu regrettés.
u A présent, Monsieur, je crois que pour que rien ne puisse nuire à l'opinion qu'on doit avoir de l'accord du Directeur et des auteurs de la Bévue, il serait bon que M. Rousset écrivît au Rédacteur de l'un de ces journaux, quelque chose qui ressemblât à ceci :
« Il est faux que j'aie déclaré au nom de M. Buloz rien de pareil à ce que vous me faites dire dans votre numéro du 3 S sur les manuscrits de M. de Vigny et leur prix excessif. Jamais je n'ai rien entendu dire à personne ni rien dit moi-môme qui pût justifier les paroles que vous me prêtez, et qui seraient d'une révoltante injustice.