‹ François Buloz et ses amisChapitre 184 sur 212 · cl, de f révise, 30 mars · texte numérisé non relu

cl, de f révise, 30 mars

avec Alfred pour le payement de mes quatre volumes de petits romans.' J'ai besoin d'argent tout de suite, un pou ici, ot beaucoup à Paris. Alfred vous dira cela.

Alfred aura, je crois, la charité do corriger mes épreuves, avant de mettre sous presse la dernière portion du manuscrit que je vous envoie. F'aites-la lui lire, je vous prie, afin qu'il corrige et retranche ce qui serait trop bete. Eôrivez-moi, et parlez-moi de lui, dites-moi au vrai si sa santé est aussi bonne qu'il me l'assure.

Avec Jacques je vous enverrai des lettres sur l'Italie, que je vous prierai de me payer tout de suite, parce que je n'aurai plus que ça pour vivre, en attendant que Jacques soit fini. Je vous en ferai une par mois. Cela vous convient-il?

Adieu, mon ami. Dites à Sainte-Beuve que je lui ai écrit une longue lettre, et qu'en la relisant, je l'ai trouvée si maussade et si ennuyeuse, que je l'ai déchirée. Dites-lui qu'il serait bien bon de m'écrire deux ou trois lignes de souvenir. Je suis triste, cela me ferait du bien. Adieu, mon cher, êtes-vous content de vos alïaires, de votre santé et de votre ami*.

GEORGE

Cependant F. Buloz a reçu le manuscrit qu'elle lui a envoyé par Musset; et tout de suite, il l'a lu et fait lire à ses amis; enthousiasmé de cette lecture, il écrit :

Mon cher George,

Alfred m'a remis vos fragments de lettres. Nous n'y avons retranché que quelques mots, et le tout

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