‹ François Buloz et ses amisChapitre 186 sur 212 · Lettres d'an Voyageur, 15 mai · texte numérisé non relu

Lettres d'an Voyageur, 15 mai

Et André ^'f et Jacques'* Adieu, mon cher George, comptez sur moi pour toutce qui dépendra de moi. Mais diable, écrivez-moi un peu plus souvent. Vous faites la paresseuse.

Tout à vous,

BULOZ

Sainle-Beuve me charge de vous faire ses amitiés. Alfred va bien, et vous 2?

« Alfred va bien », était, je pense, pour la rassurer : mal remis dç la maladie qui l'avait terrassé en Italie, Musset était reparti pour la France le 29 mars, et avait averti sa mère de son retour par ce billet :

<( Je vous apporterai un corps malade; une ame abattue, un cœur en sang, mais qui vous aime encore\ »

Et madame de Musset lui écrivait : ce Oh! mon pauvre fils, mon pauvre fils! Quel fatal voyage tu as fait là... J'ai une bien grande reconnaissance pour madame Sand et pour tous les soins qu'elle t'a donnés. Que serais-tu devenu sans elie? »

Dans les lettres de George Sand, de Venise, pas un mot à son ami F. Buloz de la rupture avec Alfred de Musset; pas un mot, naturellement, de Pagello non plus : on pourrait croire que Musset

1. P. Buloz n'avait pas encoro reçu à cette date le manuscrit à^André. Celui-ci parut le 13 mars 1835.

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