Bioyrapkie d'A. de Musset, par Paul de Musset, p
est revenu pour se rétablir en France, et qu'ellemême est restée uniquement à Venise pour travailler. Mais toujours à la fin de ses lettres : « Écrivez-moi à M. Pagello Farmacia Ancillo Piazza San Lucca (pour remettre à M"''' Sand); de cette manière, si je suis en voyage, vos lettres ne s'égareront pas. »
Cependant, l'existence que mène George Sand à Venise pendant ce temps, est loin d'être monotone. Elle l'a décrite dans uue lettre à Musset, avec une charmante franchise :
c( Je suis entre une existence qui n'est pas bien finie, et une autre qui n'est pas encore commencée. J'attends, — je me laisse aller au hasard, je travaille, j'occupe mon cerveau, et je laisse un peu reposer mon cœur. »
Elle a loué un appartement, c< un primo piano », et là, elle organise sa vie modestement : les locataires, qui sont ses amis, l'aident à clouer les rideaux, elle a eu « la main-d'œuvre pour rien ».
« Pagello est dehors toute la journée et s'endort méthodiquement sur le sofa après le dîner. » — Et plus loin : « Le brave Pierre n'a pas lu Lélia, et je crois qu'il n'y comprendrait goutte. Je me laisse régénérer par cette affection douce et honnête. Pour la première fois, j'aime sans passion K »
Mais à la fin âft sa lettre, lasse déjà sans doute