‹ François Buloz et ses amisChapitre 2 sur 212 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

Sainte-Beuve l'avaient tenue sur leurs genoux, elle avait joué petite fille dans le salon de Madame Mérimée, bref, il était impossible de l'entendre parler de ce temps, sans se demander comment elle n'avait jamais songé à noter des souvenirs si précieux pour l'histoire de noslettres.

Un jour, ma more me pria d'entreprendre le dépouillement de la volumineuse correspondance de F. Buloz mon grand-père... C'était écrire l'histoire de la Revue des Deux Mondes. Je me suis donc mise à l'œuvre, voilà dix ans déjà — moi qui n'ai, connu ni ce passé, ni les hommes qui en firent l'ornement et la gloire. Fidèlement pourtant, j'ai recueilli tous les souvenirs qu'un témoin aussi autorisé me transmettait, et à mesure qu'ils pouvaient jeter quelque lumière sur le caractère ou sur l'époque à laquelle ils se rappertent.

Tout incomplet qu'est ce livre, — et à mesure que je l'écrivais, j'y découvrais de nouvelles lacunes, — j'ai persévéré dans la tâche qui m'avait été confiée, espérant malgré bien des imperfections, atteindre ce double but : rendre plus vivante au moyen de la correspondance et des souvenirs recueillis, l'histoire des débuts difficiles de la Revue, et faire mieux connaître celui qui s'honora d'être, pendant quarante-cinq ans, l'appui et le soutien des lettres françaises.

Ronjoux, septembre 1014.

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