‹ François Buloz et ses amisChapitre 200 sur 212 · Inédite · texte numérisé non relu

Inédite

elle a, dans cette fin d'année, toujours quelque reproche'à lui faire, des mots blessants se glissent dans ses lettres. Ne sont-ils pas suggérés par les amis nouveaux, qui composent son entourage? Petit à petit, sa bonhomie amicale, son laisser-aller sans façon feront place à une acrimonie persistante : bientôt ses lettres deviendront méchantes, menaçantes même. Michel règne, etsousTinfluence de Michel, la voici qui devient homme de loi, et qui se méfie de son ami, — ou presque ; c'est tout à fait curieux.

Sur une lettre de George, du 6 octobre, F. Buloz écrit : « Tentative pour arriver à la rupture du traité des Mémoires. Lettre amicale encore pour moi, mais sans justice pour mes associés ^.. »

Dans cette lettre, qui est uniquement une lettre d'affaires, George Sand reproche à F. Buloz son mariage, « qui dure depuis deux ans, et qui, dit-elle, l'empêche de songer aux affaires des autres ». Cette lettre est assez vive, et se termine ainsi : « Adieu, mon ami, parlez-moi de votre mariage, portez-vous bien, restez honnête homme, vous ne ferez pas fortune, mais vous n'en serez que plus heureux ^ »

F. Buloz va se fâcher sans doute? Avec le caractère rude qu'on lui prête, il va répondre rudement? — Non, il sera d'une patience parfaite à l'égard de la Reine, et, se rendant compte que

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