décembre
une demande en séparation contre mon mari. Les raisons en sont si majeures que, par égard pour lui, je lie vous les détaillerai pas. » D'ailleurs ils sont d'accord : nettement, la femme a posé au mari des conditions que celui-ci a acceptées. Le jugement sera basé sur ces clauses... « Mes biens seront certes, mieux gérés qu'ils ne l'étaient par lui, et ma vie ne sera plus exposée à des violences qui n'avaient plus de frein. » Et elle ajoute, prévoyant peut-être les objections de sa mère, que « rien ne l'empêchera de faire ce qu'elle veut faire »; et ceci, qui est admirable : « Je suis la fille de mon père, et je me moque des préjugés, quand mon cœur commande la justice et le courage. » Elle suivra l'exemple d'indépendance et d'amour paternel que son père lui a laissé; elle le suivra, dût l'univers s'en scandaliser. Elle ajoute bravement et joliment : « Je me soucie fort peu de l'Univers, je me soucie de Maurice et de Solange. »