‹ François Buloz et ses amisChapitre 204 sur 212 · Inédite. Collection S. de Lovenjoul · texte numérisé non relu

Inédite. Collection S. de Lovenjoul

chapitres, très bien faits, d'un roman qu'il est en train d'écrire. Je ne sais ce que sera le reste, mais ce que j'ai entendu est bien. Si le reste est (à) l'avenant, je vous le dirai, et nous verrons ce qu'il y a à en faire. En attendant, ne parlez de ce curé à personne. Tout se redit, tout s'ébruite, et si l'on savait qu'un curé vient faire du schisme avec moi, on saurait bientôt quel est ce curé, et on le mettrait en fourrières. De plus, on me le donnerait pour ami intime, malgré Vodor di selvaggiume. Vous ne comprenez pas cela? Vous êtes trop bête. Moi je le comprends depuis tout à l'heure, c'est un joli mot qui est dans la Mandragore de Machiavel. Quel chef-d'œuvre à propos, et Calderon.^ Et moi qui n'avais jamais lu tout cela! Ne manquez pas de me compléter ce théâtre ^ Ce sont mes récréations tous les matins à six heures, entre mon souper et mon dodo. Voyez-vous mes mioches? Donnez donc à Maurice des étrennes de ma part, je vous en tiendrai compte; demandez-lui ce qu'il veut, jusqu'à concurrence de 20 francs ^.. »

Souvent, dans ses lettres, F. Buloz fait allusion au procès en séparation de George. « Comment va votre affaire à la Châtre? J'espère que tout finira bien. Papet craignait, il y a quelques jours, de l'opposition de M. Dud.' »

Depuis octobre, en effet, elle avait formé une demande en séparation contre son mari. Elle écrivait à sa mère le 25 octobre : « J'ai formé

i. Le Théâtre Européen que F. Buloz lui avait envoyé.

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