Esquisses sur le Parlement anglais
la Bibliothèque d'Abbeville, et collaborateur delà Revue des Deux Mondes, Labitte y débuta en 1836, par un article sur Gabriel Naudé. Il « était résolu à réussir », a dit J. Simon. Sainte-Beuve s'en servit pour ses recherches, Cousin aussi, et quelles recherches ! sérieuses, copieuses, absorbantes, travail de compilation, d'érudition profonde; tout ceci comme ce service d'ami », bien entendu; les grands hommes ont ainsi d'humbles chercheurs, collaborateurs obscurs, qui ne sont pas sur le programme, mais qui ont souvent trié et choisi les matériaux de la pièce. Ch. Labitte était de ceux-là.
Voyons plutôt. A propos du cours sur Port- Royal, que Sainte-Beuve va faire à Lausanne, il écrit un jour à Labitte, qui l'admire, qui le chante en vers tout enthousiastes, dont Sainte-Beuve prise l'encens, il écrit donc à Labitte, et lui demande de faire pour lui c( quelques recherches ». Au sujet du manuscrit d'Hecquet, il lui faudra <( fixer en quelques phrases, autant que possible empruntées au texte », le but et l'occasion de ce nouvel écrit; et aussi il faudra « voir si dans le détail de la polémique, il n'y a point d'indication sur les noms propres d'auxiliaires et d'adversaires, etc. »
Mais il y a mieux :
Le 27 octobre 1847, Sainte-Beuve interroge Ch. Labitte « ... Je vois déjà une quantité de petites questions sur lesquelles votre amitié et