CONCLUSION
Jeunesse, ou bien apprenant à haute voix et répétant mes leçons de grammaire ou de géographie. Quelquefois aussi je vous répétais et vous chantais vos cantiques favoris comme celui-ci :
Tout mon désir Est de partir
Pour m’en aller vers mon Sauveur.
« Et cet autre :
Encor quelques jours sur la terre...
« Et beaucoup d’autres comme celui-ci, que vous me faisiez répéter à genoux comme prière :
Source de lumière et de vie... »
Arrivé au port, après les « années d’esclavage », après Glav, après le Magnv, après Paris, après Strasbourg, après Asnières, Coillard jette un regard sur la mer houleuse qu’il vient de traverser et il s’écrie :
« A quelle école m’a fait grandir mon Père céleste ! Par quels chemins souvent obscurs, toujours mystérieux ne m’a-t-il pas fait marcher ! Oh ! certainement, si longue que peut être ma vie, elle ne le sera jamais trop pour la consacrer au service de Celui qui m’a tant aimé, et, si longue que sera l’éternité, elle ne le sera jamais trop pour le bénir! »
Ce sont ces voies, souvent obscures et toujours mystérieuses, que nous avons cherché à retracer dans les pages qui précèdent, non à la gloire d’un homme, mais à la gloire de Dieu.