EST-CE LE RÉVEIL
Dans le même sens, Coillard écrivait plus tard1 :
« Je crois que le mouvement qu’on appelle un réveil est beaucoup plus sérieux à Ivazoungoula qu’ici. Je ne suis pas sans trembler pour le moment où viendra la crise, car elle doit venir un jour ou l’autre. J’ai fait des expériences douloureuses et humiliantes. Oue Dieu les épargne à mes plus jeunes frères ! Ils croient que je manque de foi et ils ont, sans doute, raison. Mais nos Zambéziens sont désespérément volages. Somme toute je dirais : Tout ce qui brille n’est pas or, mais il y a partout, ici et là, quelques paillettes d’or. »
18 septembre i8g4- — La question de mon voyage me préoccupe. Est-il de Dieu ou non?
21 septembre. — J’ai visité le roi. Il se désole de mon départ. Ah ! le cher homme ! s’il se convertissait ce serait le meilleur moyen de me retenir; je verrais là une indication de la volonté de Dieu me retenant ici ! Il y a encore deux dimanches avant mon départ.
Lundi matin , 24 septembre. — Hier, journée dure et triste. Léwanika, pour qui nous avons tant prié et dont j’attendais hier la décision, n’est pas venu le matin au culte. Dieu peut travailler sa conscience chez lui aussi.
Le second service a été plus sérieux que le premier. J’ai parlé sur Apocalypse ni, 2 1 : « Je me tiens à la porte, » et j’ai chanté. Plusieurs enfants se sont levés. Comme ils se levaient les uns après les autres, Jacob, l’évangéliste, s’est levé, lui aussi, et, avec autant de force que de tact, il a dit : « Pourquoi seulement ces enfants-là ? Ne sont-ce qu’eux que nous enseignons? C’est le roi que nous attendons, c’est