‹ François CoillardChapitre 140 sur 282 · A M. D. Jcanmairet, Léalouyi, 23 avril i8g · texte numérisé non relu

A M. D. Jcanmairet, Léalouyi, 23 avril i8g

3 1 8 F. COILLARD MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE

vous hommes, c’est vous reines, vous femmes du peuple ! » Pas un ne s’est levé. Mais, en sortant, le roi était ému et essayait de m’éviter. Quand je l’ai salué et lui ai dit un mot, il a détourné la tète.

Le dimanche 7 octobre, Coillard faisait ses adieux. Au culte du matin, devant un grand auditoire, Coillard, M. Adolphe Jalla et les deux évangélistes Willie et Jacob chantèrent.

Je fis les soli et nous fîmes les chœurs. L’impression parut grande. Nous parlâmes tous. J’ouvris le feu par une revue de mon ministère de dix ans parmi les Barotsis.

Le 12 octobre, Coillard partait.

Le pauvre Léwanika était bien triste en me disant adieu.

i3 octobre i8(j — Me voici donc en route pour ce long voyage d’une année, d’après nos calculs humains. Je suis au service de Dieu et entre ses mains. Je ne voudrais pas être de ceux « qui courent sans être envoyés ». Tout mon désir est de pouvoir dire avec mon Sauveur : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. »

Le dimanche i4 octobre eut lieu, à Nalolo, l’installation de M. Béguin. De là, Coillard se rendit àSéfoulaet, le jeudi matin, il se mettait en route.

Oui, en route, le cœur gros. Une dernière visite à mon Macpéla, une dernière prière de cousécration. En route! Adieu, pauvre Séfoula, où mes pensées reviendront souvent et où reste une partie de mon cœur!

En route enfin! Oui, trek /... Halte! Qu’est-ce qu’il y a? Des paquets tombés! Nyondo et Cie croyaient qu’un wagon

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