Marchand anglais établi à Pandamatenga
F. COILLARD MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE
tents de ce retard, ils disent que vous les avez trompés. M. Westbeech me demande de vous exprimer le très grand désir qu’il a de votre arrivée. »
Enfin une lettre lui était arrivée annonçant un don pour la construction d’un presbytère au Zambèze.
« Nous étions si émus, ma femme et moi1, que nous sommes tombés à genoux et avons béni Dieu. »
Au milieu de toutes ces préoccupations, en dépit de continuelles alertes guerrières, Goillard avait repris le travail de la station. Aussi les journées, commencées à 3 heures du malinet terminées à ii heures du soir, 11e suffisaient pas.
oc Nous 11e savons pas ce qu’il adviendra du pays2. Nous attendons, ballottés entre la crainte et la confiance. Pauvre petite foi que la nôtre! Nous ne savons pas quels sont les desseins de Dieu à l’égard de cette nation. Mais ce que nous savons c’est qu’il règne, lui, et qu’il dirige tout. Nous essayons de réorganiser un peu notre œuvre. C’est une tache très difficile. Heureusement que l’esprit est meilleur chez nos gens et que nous sommes surs de leur affection. Ce sera un douloureux déchirement que celui qui m’attend. Je suis plus mossouto que français, car j’ai vécu ici plus qu’en France. »
Coillard rouvrit l’école qu’il confia à sa nièce, Ml!e Élise Coillard3; il s’occupait des quelques Bassoutos restés à Léribé et il