‹ François CoillardChapitre 149 sur 282 · A Alfred Boegner, impr. dans J. M. E., 1896, p · texte numérisé non relu

A Alfred Boegner, impr. dans J. M. E., 1896, p

2. De nationalité suisse, M. Émile Boiteux travaille encore à la mission du Zambèze.

3. De nationalité italienne, M. Davit a quitté le service de la mission du

Zambèze en 1899.

F. COILLARD AU ZAMBÈZK

338 F. COILLARD MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE

les collègues de Goillard tinrent à ce qu’il parût à chacune de leurs séances, qu’à grand’peine il présidait de son lit.

« Le cher M. Coillard, écrivait M. Louis Jalla1, nous a inquiétés tout le mois ; quelquefois nous craignions qu’il ne s’éteignît dans la nuit. Il n’a pu que de temps à autre s’asseoir à table avec nous et ses gémissements, jour et nuit, nous faisaient mal à tous. »

La Conférence décida le départ immédiat de Coillard; à partir de Kazoungoula, il voyagerait avec M. et Mme Louis Jalla qui devaient rentrer en Europe pour prendre leur congé réglementaire.

Le dimanche, 27 octobre, Coillard faisait ses adieux à Léalouyi:

« Ce matin, écrit Mme Adolphe Jalla2, il a retracé l’histoire de notre mission. Il a rappelé la bonté de Dieu envers les Barotsis et il leur a reproché leur endurcissement. Cet après-midi, il a fait de sérieux appels au roi, aux chefs, à nos catéchumènes, aux femmes, à tous enfin. Puis il a donné la parole à ceux qui pouvaient avoir quelque chose à dire. Léwanika, le pauvre cher homme, voulut aussi rendre son témoignage : « Quel est le roi morotsi, dit-il, qui ait eu tout ce que j’ai eu : un missionnaire, un temple ? Il n’y en a point. Je suis triste que tu partes. J’ai dit. » Il faisait nuit quand nous sommes sortis de la chapelle. »

ce Voilà donc ma carrière qui va, après tout, se clore, écrit Coillard 3, et se clore dans de sombres nuages. Je ne m’y attendais pas, je ne voulais pas y croire. Je m’obstinais à compter encore sur quelques années de ministère actif, et je nourrissais même secrètement l’espoir que c’est dans ce pays, à Séfoula disons-le, que je reposerais à côté de celle qui, pendant tant d’années, a partagé tous mes labeurs et toutes les péripéties de ma vie agitée. J’y comptais tellement, que je souriais de tout mon cœur aux nouveaux

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