‹ François CoillardChapitre 156 sur 282 · Lettre à Mme Siordet-Dubois, Stellenbosch, 5 mai · texte numérisé non relu

Lettre à Mme Siordet-Dubois, Stellenbosch, 5 mai

350 F. COILLARD MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE

prend un caractère très sérieux, je dirais presque solennel. Il faut qu’il en résulte un bien permanent pour l’œuvre du Seigneur. »

Goillard redoutait le bruit qui pourrait se faire autour de lui ; encore d’Afrique il écrivait à Alfred Boegner (ier avril 1896) :

« J’ai été surpris de trouver, dans le Journal des Missions, ma lettre du mois d’août où je vous parlais de ma maladie. Pourquoi me mettre tant en évidence ? D’aucuns pourraient, non sans raison, s’en formaliser. Un ami qui se croit lésé me reprochait ce qu’il appelle « la demi-adoration » que, dans un certain cercle, on a pour moi. Dieu m’est témoin que je 11e courtise ni la popularité ni l’engouement. Je sais, par expérience, que ce 11’est que du sable mouvant. »

A bord, 25 mai . — Hier, dimanche, j’ai prêché, parlé plutôt, sur Esaïe xxxv, 1. On était très attentif. Le Seigneur m’a entendu et me donnera hardiesse et puissance. Je le lui demande tous les jours. Sûrement ce n’est pas en vain qu’il m’appelle en Europe quand je n’avais nulle envie d’y aller, au contraire. Oh! que je sens mon incapacité et le besoin d’une entière dépendance de mon Dieu !

11 juin. — A l’entrée de la Tamise! Demain matin à Londres! O mon Dieu, je suis à toi, corps et âme, fais de moi ce qu’il te semblera bon !

Quel beau voyage ! Pas une fois le mal de mer. J’ai eu de bons moments de prière. Et je crois que mon Dieu me bénira partout, chez les amis qui me recevront, dans les réunions, partout. Je le lui demande sans cesse.

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