LE ROI LEWANIKA EN ÉCOSSE
DÉPART DU ROI POUR l’eUROPE 5o3
dire : « Le miel, le voici, venez, venez !... » Alors, toi aussi, tu seras le vase, instrument choisi de Dieu. »
Le lundi matin, grande agitation : les esclaves vont et viennent affairés, portant des paquets, des malles de provisions. A 9 heures, le roi a fait ses adieux à sa sœur, le cortège se forme. Pendant que la terre tremble, sous nos pieds, aux acclamations étourdissantes des hommes massés au bord de beau, je fais mes adieux au roi, au Ngambéla, à Iwakoutilé, à Sékota et Amba 1 ; ils se mettent en canot, moi de même, et nous nous éloignons dans deux directions différentes. Le temps était beau. Je m’étendis sous mon pavillon de nattes, je lus, je dormis et, un peu avant 5 heures, nous débarquions à Loatilé à la grande joie de tous. Un culte d’actions de grâces termina cette journée, l’épisode de mon voyage et du départ du roi. « Mon âme, bénis l’Eternel. s> (Ps. cm.)
i. Le Ngambéla et Iwakoutilé, mari de Naouina, chrétiens, Amba et Sékota, deux serviteurs favoris du roi, païens, accompagnaient Léwanika.