CHAPITRE XVII
A LÉALOUYI — EN VOYAGE i 902-1903
Collaboration bénie. — Se lever matin. — Visites à domicile. — Pas de découragement. — La jetée d’East-London. — Aux cuisines royales. — Aux Mafoulos. — L’inondation. — Samata. — Voyage à Séchéké. — Arrivée d’un renfort. — Menacé de cécité. — L’œuvre progresse. — Retour du roi. — Mort de Mrae Adolphe Jalla. — Il faut des hommes. — Départ pour le Sud. — Au Cap. — Au Lessouto. — A Léribé. — Nathanaël Makotoko. — Johannesburg. — Boulawayo. — Aux Chutes. — A Séchéké. — - Un voyage désastreux. — Enfin à Léalouyi !
<( La vie, pour nous, a repris son cours à Loatilé L Nous sentons plus que jamais qu’il faut travailler pendant qu’il fait jour. Et le travail prend un aspect bien solennel, je vous assure, pour celui qui voit le soir arriver, le soleil descendre rapidement et toucher à l’horizon. Du reste, il n’y a rien de mélancolique dans un coucher de soleil. C’est le ciel qui s’enlr’ouvre et la gloire delà grâce qui inonde l’âme de l’enfant de Dieu et qui l’enlève — comme le chariot de feu du prophète — jusque dans le sein du Père. Et on appelle ça... la mort. »
« Est-il nécessaire de vous dire 1 2 que les chères demoiselles qui vivent à ma table sont aux petits soins, font tout