‹ François CoillardChapitre 9 sur 282 · A M. Ernest Rayroux, Léribé, 12 octobre · texte numérisé non relu

A M. Ernest Rayroux, Léribé, 12 octobre

F. COILLARD

MISSIONNAIRE AU ZAMBEZE

rence que l’on discute nos plans du Zambèze x, je dois m’attendre à des luttes et à des chagrins. Je sens que la responsabilité de cette mission pèse, de plus en plus, sur moi. Je l’accepte de grand cœur aussi longtemps que Dieu ne m’ébranlera pas dans la conviction bien profonde que je suis le sentier du devoir. Je ne demande qu’une chose c’est que la position soit franche et claire et que vous me souteniez par vos prières. »

La guerre avait éteint le zèle apostolique, le paganisme relevait la tête.

« J’ai été attristé par l’état des églises bassoutos1 2 3; il n’y est pas question de sympathie pour la nouvelle mission. Mes frères eux-mêmes sont tellement absorbés par les besoins de l’œuvre à faire ici, qu’ils éprouvent un très faible intérêt pour une nouvelle œuvre à entreprendre dans ces régions éloignées. Je reste presque seul. »

La Conférence des missionnaires du Lessouto devait se réunir à Hermon, au commencement de mars 1 883 ; il devait y être pris des décisions définitives au sujet de la mission du Zambèze. Coillard s’y rendit avec un jeune avocat de Genève, Edmond Gautier 5, qui séjournait à Léribé. Il y rencontra le nouveau directeur de la Maison des Missions, Alfred Boegner, venu, avec Mme Boegner, pour assister au jubilé cinquantenaire de la mission.

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