‹ François CoillardChapitre 8 sur 282 · Rapport de la Conférence, J. M. E, 1 883, p · texte numérisé non relu

Rapport de la Conférence, J. M. E, 1 883, p

LÉRIBÉ dévasté

(( La boisson, le commerce des blancs x, et des blancs de la pire espèce, la guerre civile surtout ont fait un mal inouï. Il fallait s’y attendre. Nous nous y attendions, et cependant, en présence de la réalité, notre foi est mise à une rude épreuve. »

Un peu plus tard, Coillard écrit1 2 :

€ Malgré ses ruines et son délabrement, jamais Léribé ne m’a paru si beau. Nous nous imaginons même que dans tout le Lessouto, pour ne pas dire le Sud de l’Afrique, il n’y a pas d’endroit aussi charmant. Vous souriez et vous avez raison. Mais c’est que nous en connaissons chaque pierre et chaque arbre. Notre prière c’est que Dieu nous détache tellement de Léribé que nous puissions, comme Abraham, partir, sans arrière-pensée, pour un pays que nous ne connaissons pas. Et quand nous parlons de Léribé, nous ne parlons ni des maisons, ni des jardins qui, hélas! jouent un si grand rôle dans la vie du missionnaire africain. Mais nous pensons aux Nathanaëls, aux Rahabs... que la grâce de Dieu, par notre moyen, a arrachés au paganisme. Ah! que nous- sommes encore loin de savoir ce que c’est que l’obéissance, la vraie, la joyeuse obéissance. Que de fois je me compare à ce fils de la parabole qui, envoyé, obéit, mais après avoir d’abord refusé. »

Coillard pressentait qu’il rencontrerait de l’opposition à la mise à exécution de ses projets :

« Si c’est dans l’esprit qui a animé la dernière Confé-

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