‹ François de Bienville [microforme]Chapitre 5 sur 51 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

sourire à cette tentative dans un genre encore peu exploité dans notre pays.

Enhardi par cette tacite approbation, j'ai continué de cultiver mon idée, et d'ajouter à mes ressources littéraires et historiques. Et voilà pourquoi je crois pouvoir dire, en livrant cet écrit à la publicité, que c’est un livre de bonne foi, puisqu'il est né d’une pensée sérieuse.

D'ailleurs, loin de fausser l’histoire, comme il arrive malheureusement dans le très grand nombre des romans historiques, je me suis au contraire efforcé de la suivre rigoureusement dans toutes les péripéties du drame.

De sorte que le lecteur saisira facilement la ligne de démarcation qui, dans ce récit, sépare le roman de l’histoire.

Mais on me reprochera, peut-être, l’aridité de certains détails qui pourront, aux yeux de quelques lecteurs, sembler étranges dans une œuvre d'imagination. A cela je répondrai que, mon but étant de faire mieux connaître

20 PRÉFACE un des plus beaux épisodes de nos annales — le second siège de Québec — je n'ai, à dessein, employé d’intrigue que ce qu’il en faut pour animer mon récit.

Aussi bien heureux serai-je, si je puis dire comme le poète :

“ Le conte fait passer le précepte avec lui.”

Québec, ler septembre 1870,

Pensez-vous quelquefois à ces temps glorieux

Où seuls, abandonnés par la France leur mère, Nos uïeux défendaient son nom victorieux,

Et voyaient devant eux fuir l'armée étrangère ? Regrettez-vous encor ces jours de Curillon,

Où, sur le drapeau blanc attachant la victoire, Nos pères se couvraient d'un immortel renom, Et iruçcaient de leur glaive une héroïque histoire ?

O, CRÉMAZIKE, CHAPITRE PREMIER.

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