‹ François de Bienville [microforme]Chapitre 4 sur 51 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

exclusive de ces fictions, je me mis à lire l’histoire de mon pays. Aux émouvants récits des luttes, des aventures et des souffrances de nos aïeux, tout l’enthousiasme de mes jeunes ans, toutes les facultés de mon imagination se concentrèrent sur ces faits aussi brillants que vrais; et, à mesure que j’avançais en la lecture de ces pages attachantes, une idée qui m'était venue tout d’abord, surgissait, croissait, grandissait en moi: c'était de rendre populaires, en les dramatisant, des actions nobles et glorieuses que tout Canadien devrait connaître.

C’est dans le premier essor de cette pensée que j'écrivis, il y a cinq ans, ma Nouvelle Charles et Eva. J'avais alors vingt ans; à cet âge, on ne doute de rien, et l’on ne sait pas grand’chose. Aussi y a-t-il plus de bonne volonté que de mérite et de style dans cette malheureuse Nouvelle, qui n’en est pas une.

Mais le lecteur fut assez bon pour ne se point fâcher, et donna même un bienveillant

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