RS
la joue brunie du jeune homme, vous êtes un noble cœur. Demain matin, vous recevrez votre brevet. Maïs quel dommage que le brave d’Tberville ne soit pas ici! la belle besogne que vous feriez tous ensemble, messieurs Le Moyne ! *
—Mille fois merci de vos bontés pour mes Fères et pour moi, monseigneur! répliqua le jenne nmme; soyez certain que ma nouvelle Cpee ne se rouillera pas au fourreau.
—Oh! je vous crois sans peine, reprit M.
de Frontenac n souriant; mais l'heure est avancée, et je voudrais faire une ronde de nuit afin de voir si toutes les gardes sont à
leur poste. Venez-vous, monsieur le major? Or çà, mon cher Bienville, n’oubliez pas que vous êtes mon hôte pendant toute la durée de votre séjour à Québec.
—J'’accepte avec plaisir et reconnaissance,
* D’Iberville faisait voile, en ce moment-là, pour la France, Il revenait de la baie d'Hudson, et avait dessein de se rendre à Québec, lorsque, dans le golfe, il aperçut la flotte de Phipps qui remontait le Saint- Laurent. Ce voisinage n'étant pas Sûr, il vira de bord et continua son voyage vers la mère patrie,
êtes un ‘ecevrez que le
a belle le, mes-
ur mes liqua le ouvelle
eprit M.
2ure est nde de sont à major ?
pas que
durée
ssance,
-là, pour et avait le golfe, le Saintde bord
monseigneur. Comme la soirée n’est pas encore terminée, j'ai envie d’aller serrer la main de mon bon ami le lieutenant d’Orsy.
—Ah! ah! je comprends! C'est-à-dire que vous voulez en même temps vous informer de la santé de mademoiselle sa sœur. Elle est très bien, cette enfant-là. Je vous en félicite d'autant plus sincèrement, qu’il paraît que vous lui faites un peu la cour. Maïs, allons! ne rougissez pas ainsi; il n’y a rien que de très louable en ce sentiment-là. Allez, monsieur, ajouta le gouverneur d’un ton plus sérieux en sortant du château, et mettez à profit les quelques heures de répit que l’ennemi nous laisse; car Dieu seul sait ce que l'Anglais et demain nous réservent. Au revoir !
—Au revoir et grand merci, monseigneur, dit Bienville, qui descendit À pas pressés l’'éminence sur laquelle était assis le château, et se dirigea vers la rue Buade, tandis que le comte de Frontenac et le major Prevost s’engageaient dans la rue Saint-Louis.
Ainsi que la nature à la veille des grandes crises, la ville reposait silencieuse, et les volets de chaque habitation étaient clos de
façon à ne laisser passer aucun jet de lumière, si lumière il y avait au dedans. Car on n’aurait pu dire si les habitants de la ville sommeillaient, ou si le danger prochain qui s’'annonçait menaçant les tenait éveillés.
Bienville, dont l’impatience paraissait croftre à mesure qu’il avançait, doubla le pas, s’engagea bientôt et disparut dans l'ombre de la rue Buade, dont les échos, subitement réveillés, semblaient reprocher à ce passant tardif d'oser troubler ainsi leur repos.
umière, on n’aule somain qui lés.
sait croî- , le pas, l'ombre itement passant