‹ François de Chastillon, comte de ColignyChapitre 118 sur 141 · D'Aubigné, Uist. univ,, t. III, liv. II, ch. xxi · texte numérisé non relu

D'Aubigné, Uist. univ,, t. III, liv. II, ch. xxi

» Ion et Saint-Gelais La nuit d'après, Chastillon, ennuyé

» de se voir arresté à quelque chose qui eust nom faubourg, » fit donner La Limaille avec huit soldats dans le bras de » la rivière qui sert de fossé, et ayant posé deux échelles » sur le front du corps-de-garde qui est entre deux tours, » donna lui-mesme si opiniastrement, qu'il emporta tout •> jusqu'à la ville. L'artillerie estant arrivée le jour d'après, » l'effroi se mit en la multitude des soldats; une voix qui » crioit pour gagner le chasteau leur fit quitter les murailles, » aussitost eschelées par tous les quartiers, hormis par le lieu » où on capituloit. La ville fut saccagée, le chasteau rendu » à discrétion \ »

La prise d'Ëtampes à laquelle Chastillon avait si puissamment concouru, fut suivie de celle de Poissy et du siège de Pontoise, qui bientôt se rendit.

Maîtres du cours de l'Oise, les deux rois prirent position sur les rives de la Seine, depuis Argenteuil jusqu'à Vaugirard. Chacun d'eux établit son quartier général sur un point intermédiaire, savoir : Henri III à Saint-Cloud, et Henri de Bourbon à Meudon.

Chastillon, qui était à Vaugirard, en tête du corps d'armée du roi de Navarre, entama, avec son ardeur habituelle, une escarmouche contre la cavalerie légère des ligueurs, « qui l'eussent bien renvoyé, s'ils l'eussent recognu ï) accompagné de quarante salades seulement et de fort peu » d'harquebusiers ^ » Le lendemain matin, Chastillon vit venir à lui, dans Vaugirard même, le roi de Navarre qui, « pour taster le pouls de l'armée assiégée, et n'ayant que » huit cents chevaux, se vint mettre en bataille, à la vue de » la ville '• ))

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