‹ François de Lorraine, duc de GuiseChapitre 139 sur 142 · CHAPITRE SIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME

rieurs; qu'enfin il préserva la foi catholique compromise par d'ardents adversaires et par de timides défenseurs : services dont les contemporains, dont la postérité même ont goûté le fruit, mêlé d'amertume il est vrai, sans en discerner le très réel bienfait. Le caractère imposant de son nom était devenu proverbial en France, comme source d'intimidation d'une part, de confiance de l'autre (*). Son œuvre, quoique brusquement interrompue, n'en demeura pas moins durable et pure dans le fond.

Les restes mortels du duc de Guise, embaumés, somptueusement ensevelis et destinés à être placés à Joinville, près de ceux de son père, avaient reçu tous les honneurs militaires dans le camp. On les amena, le 27, par la Loire à Blois. Ils y demeurèrent plusieurs jours avant d'être transportés, sous la conduite de Mendosse, chevalier de l'ordre, à Paris «avec « grandes lamentations, au mois de mars LXII, aune «journée de celle qu'il y estoit, l'année précédente, « entré très glorieusement. » La population de la capitale, toute dévouée à son défenseur avait, plus qu'aucune autre, « terriblement ressenti sa perte ».

« Nous avons entendu, s'étaient empressés d'écrire « à Catherine les prévôts des marchands et échevins,

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