‹ François de Lorraine, duc de GuiseChapitre 72 sur 142 · CHAPITRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME

recherche exacte dans les maisons des catholiques, et cette tuerie dura depuis onze heures du soir jusqu'à six heures du matin (r). »

« A la Rochelle, les huguenots exercent toutes sortes de cruautés envers les catholiques. Leur rage même s'étend sur les morts ; car ayant ouvert les tombeaux, et déterré les corps saints qui y reposaient, ils foulent aux pieds les saintes reliques, et les jettent à la mer. »

« Les mêmes scènes de vandalisme se passèrent à Blois, à Poitiers, à Tours, à Beaugency, à Châlonssur-Saône, à Mâcon, à Bourges, à Abbeville. Les protestants dépouillaient les églises de leurs ornements et de leur argenterie, brisaient les images, pillaient les tombeaux. A Orléans même, Condé ne peut empêcher ces désordres. A Rouen et à Caen, on viole les sépultures des ducs de Normandie, les statues furent brisées et mutilées. A Bourges, le magnifique portail de la cathédrale fut réduit à l'état où il est encore. Des ministres réformés se vantaient d'exécuter le vœu du roi, vœu qu'on l'empêchait, disaient-ils, d'exprimer et d'exécuter lui-même (2). »

Aussi n'est-il pas étonnant que l'ambassadeur de Venise, Giovanni Correr, à son retour de France,

i. Edimburg Revient le Massacre de Saint- Barthélémy. — ■ Voir Revue Britannique, février 1836.

Page 1