CHAPITRE QUATRIÈME
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désastreuses conséquences des guerres civiles suscitées par l'intolérance calviniste.
Les calvinistes, s'étant réunis pendant que l'armée du roi assiégeait Saint-Jean d'Angélis, se rendirent maîtres de la ville de Nîmes, et y exercèrent des cruautés inouïes contre les catholiques, égorgèrent le grand vicaire du lieu, les prêtres et les bourgeois qui refusèrent de renoncer à la foi.
«En 1567 et 1569, dit un écrivain protestant, les rues de Nîmes furent teintes du sang des catholiques. Rien de plus affreux que la. Mù/ie/ade ycomme l'ontnomméeles gens du pays, massacre exécuté par les protestants en 1567, avec une horrible régularité, le jour de la Saint- Michel. Les catholiques, enfermés dans l'hôtel-de-ville et gardés à vue, furent égorgés par leurs ennemis d'une manière qui rappelle tout à fait les massacres de septembre pendant la révolution française. On fit descendre l'un après l'autre, dans les caveaux de l'église, les malheureux que l'on voulait exécuter, et que les religionnaires attendaient pour les tuer à coups de dague. On avait placé, sur le beffroi et sur les fenêtres du clocher, des gens armés de torches pour mieux éclairer cette boucherie qui dura deux heures. La plupart furent jetés dans un puits qui avait quarante-deux pieds de profondeur, plus de quatre pieds de diamètre, et qui fut comblé de ces victimes. L'eau mêlée de sang se répandait au dehors, et longtemps après on entendait encore les cris étouffés et les gémissements des malheureux qui se trouvaient écrasés par les cadavres. On fit une