‹ François Ier [i.e. premier]: portraits et récits du seizième siècleChapitre 2 sur 40 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

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INTHpODUCTION

DE l'histoire

La vie des peuples ne se développe point à nos yeux d'une façon régulière et continue, avec le caractère de nécessité des forces inconscientes. Gomme la vie des hommes, elle a ses arrêts, ses* retours, ses spontanéités imprévues, ses luttes incertaines. Le champ du possible et du bien reste donc toujours ouvert à l'histoire avec le champ des efforts, et l'individu y garde une mesure d'action et de responsabilité personnelle, au milieu des liens qui l'enserrent et des forces qui le dépassent. Sans soulever ici des questions insolubles de libre arbitre métaphysique, d'origine et de fin, il nous suffit de croire à la liberté relative de l'individu, au pouvoir qu'il possède d'améliorer le monde et de s'améliorer lui-même dans une naesure que nul ne peut limiter, pour que la vie nous paraisse désirable et belle. S!, en perdant l'idée religieuse, l'homme a perdu une gi'ande espérance et un puissant appui, l'idée morale, qui s'impose à lui par la conscience indépendamment de la foi et qui lui crée tout un monde, est assez grande pour valoir les douleurs et les combats que la vie ne cesse de coûter. Quand la mort ne nous

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