SCÈNE VI
ANTOINETTE, seule.
Le tuer!... Oh! cela n’est pas... c’est un jeu pour m'épouvanter. .. (.Elle prend la Gazette.) Non... non... c’est vrai... et il y a quinze jours, une partie de son hôtel a été incendiée. . allons, c’est une vengeance de mon père!., qu’est-ce que je dis, malheureuse?.. H n’y a pas assez d’indices contre lui pour qu’un étranger l’accuse, et sa fille le condamne'... Ah ! n’importe ; ces deux événeinens terribles ne peuvent être attribués au hasard... il y a un danger de mort sur ce jeune homme., est-ce moi qui en suis la cause , et que puis-je faire pour le sauver!.. (Elle tire de son sein le portrait de sa mère et te couvre de baisers.) Image de manière! inspire-moi!..
Le jour où tu me révélas tous les secrets de ta vie, tu me donnas un grand devoir à remplir: « Je ne veux pas, me disais-tu, » que mon malheureux fils apprenne ja- » mais le mystère de sa naissance ; il sau •» rail à quel point je fus coupable!.. Toi,
» mafille,ncregardepasa’ilestlefrüitd un
» crime; aime-le, car il est ton frère... cl n sois son ange gardien sur la terre, tandis » que je serai sa patronne dans le ciel. » Ce furent bien là tes paroles, ô ma mère ! . . Le jour est venu d’être utile a ce frère que lu m'nsdit d’aimer et que j’aime... mais conseille-moi !.. Je veux bien attirersurmoi la colère de mon père et la jalousie de mon mari... si l’inlérct de sa vie l’exige, je veux