LÉONCE, JOSEPH . GEORGES
Georges. Une dame voilée, et qui ne veut pas se faire connaître demande à parler à monsieur le comte.
Joseph. Une dame voilée, et qui n’a pas dit son nom !. . avez-vous si vite oublié mes recommandations?..
Georges. Non, monsieur Joseph... cl j’avais averti cettedame...
josurn. Elle n’entrera pas... allez !..
LÉONCE. Pourquoi ce refus?
josepii. Laissez-moi faire... ( Gcurget sort. ) Pourquoi ce refus? parce que votre père vous a confié à mes soins, et que, s’il vous plaît de prodiguer votre vie, il me plaitàmoide la défendre!., je ne veux pas que vous mouriez dans mes mains....
ou je veux mourir avec vous... mon plan est fait... j’assisterai à toutes les visites qu’on vous fera, je vous suivrai dans toutes celles que vous serez obligé de rendre; bien plus, je goûterai le premier de tous les mets qui seront présentés sur votre table, et s’il faut que vous soyez empoisonné...
FRANÇOIS JAFFIEK.
GEORGES, rentrant. Cette dame refuse toujours île lever son voile et de dire sou nom; mais elle insiste pour être admise, et m’a prié de présenter ce portrait à monsieur le comte...
LÉONCE, regardant le portrait. Que voisje!.. cette figure!. Oh ! mon talisman, mon talisman!., vous aurais-je perdu?...
non, non!.. (// J'ouille dans su poitrine .) Reconnais-tu ce médaillon ?
Joseph. C’est celui qui nous fut envoyé il y a un an par une main inconnue avec un billet annonçant que c’était le portrait de votre mère.
Léonce. Compare...
josEPn. Les mêmes traits ! ..
Léonce, au domestique. Fais entrer cette dame...
(Georges sort.)
JOSEPH. Comme vousètesagite... remettez-vous... cette dame avait bien besoin d’arriver!..
LÉONCE. Ah! que dis-tu, Joseph ?.. on va me parler de ma mère!., conçois-tu cela?., mon père ne m’a jamais rien dit de son histoire.... sinon qu’il avait été bien coupable envers elle... ah ! si quelque chose pouvait me rattacher à la vie, c'est la visite que je vais recevoir!..
(La dame voilce entre.)