ACTE CINQUIÈME, PARTIE L ih
NIGOLETTE.
Et du mal peut-être. Madame a la fièvre, pour sûr. Ah! Dieul et je ne peux pas la soigner I et je la vois si rarement! Quand je pense que je n'ai appris qu'aujourd'hui toute la peine qu'elle a eue!
MADAME, souriant.
Aussi, Nicolette, tvi m'as fait redire trois fois la tri$te histoire, pour l'écouter chaque fois avec de nouvelles larmes. Et moi je te la recommençais volontiers, parce que j'aime à me rappeler les dévouements qui m'ont aidée (Appuyant), celui de François les Bas- Bleus surtout.
NICOLETTE
Oh I oui! oh! il a été bien I II n'a fait que ce qu'il devait, mais . il l'a bien fait, n'est-ce pas, Madame?
MADAME
Il a fait admirablement, cent fois plus qu'il ne devait, chère petite! — Mais je m'étonne qu'il ne soit pas arrivé; je l'attendais aujourd'hui, ce soir. Car il ne m'a pas abandonnée, il vient do Colombes le plus souvent possible me voir, causer avec moi ; il sait des plantes et des simples qui me calment et me raniment un peu. Tu vas le connaître, Nicolette; ah ! tu connaîtras l'être le meilleur, le plus...
NICOLETTE
Pardon, Madame! contez-moi encore ce qu'il a fait, mais ne me parlez pas de lui, ne me dites pas comment il est, je vous en prie.
MADAME
Eh! pourquoi donc? Tu m'as déjà arrêtée là-dessus. Pourquoi?
NICOLETTE
C'est une idée que j'ai.
MADAME, souriant.
En vérité, Nicolette? Au reste, il va bien falloir que tu te résignes à faire connaissance avec François. Le voilà.
NICOLETTE
Ail! le voilà!... (Elle cfétoume Tirement la tête, et reste les yeux fixés sur Madame, sans reg-arder jamais du côté de François.)