SCÈNE PREMIÈRE
MADAME, assise près d'une table de marbre; NICOLETTE, pensive, à côté d'elle; MONTALAIS et NANTOUILLET, debout.
MADAME, rendant un écrin à Nantouillet.
Je n'ai pu vraiment, monsieur le marquis, me prêtera votre souhait, et faire accepter à Montalais comme un présent de moi cette parure ofijprte par vous.
NANTOUILLET
Et alors mademoiselle de Montalais la refuse, n'est-ce pas, Madame? Elle m'avait pourtant permis de la commander pour elle, pour le ballet qu'on va répéter tout à l'heure.
C'était dans un autre temps, monsieur le marquis; mais depuis quinze jours tout est bien changé pour moK
NANTOUILLET
Mais non pas pour moi, Laure. Je vous aimais, je vous aime. Est-ce que les lettres mêmes de M. de Guiche ne vous ont pag, justifiée? Est-ce qu'elles n'ont pas été pour vous une occasion de dévouement et de courage? Madame ne vous témoigne-t-elle pas
ns FRANÇOIS LES BAS-BLEUS.
plus d'estime que jamais? La distance s'est pjutôt augmentée qu'amoindrie entre vous, belle et de maison iancienne, et moi qui n'ai pour tout mérite que d''ètre affreusement riche et de vous aimer.
MONTALAIS
Monsieur le marquis, je ressens profondément votre délicatesse. Je vous prie de vouloir bien, vous, comprendre ma fierté. (EUe
sort par la porté du chètaaa.)
NANTOUILLET
Ah! Madame , elle me dédaigne et me repousse I Mais c'est bien fditi c'est ma punition pour m*ètre laissé entraîner, sans le savoir, dans les odieuses menées du chevalier de Lorraine contre Votre Altesse. Ahl je suis désespéré!
MADAME
Marquis, laissez faire le temps et mon amitié.
NANTOUILLET
Ohl Madame 1...
Mais l'heure de notre répétition approche, le roi a promis d'être à Saint-Cloud à neuf heures. Voyez donc, je vous prie, si Lulliest arrivé avec son monde.
NANTOUILLET
J'y cours. Madame, (n sort.)