ACTE PREMIER. IH
M0NTALAI8.
Oh I quelle lôLe 1
Oui, mais quelle poche!
MONTALAIS
, Ah ! mon bon François, mon ami, merci I que je suis contente ! Madame pourra me voir cette agrafe, et M. de Guiche ne pourra pas la trouver.
Mais... les lettres?
MONTALAIS
Ne lui en parlez pas. Parlez-lui très-peu de cette* journée du pavillon. Parlez-lui de moi le moins possible.
Mais...
Ah ! VOUS avez dit que j'avais le droit d'ordonner. — Avant de ' vous quitter, encore un mot.
Vous me quittez ? je ne vous verrai plus ? •
MONTALAIS
Au contraire, il se trouve que vous allez me revoir, et même avant qu'il soit peu.
Où donc? comment?
MONTALAIS
Vous ne le savez pas encore ?
Mais non.
MONTALAIS
Eh bien, vous ne tarderez pas à le savoir. — Ah ! voilà déjà que vous vous réjouissez.
Qu'est-ce que vous craignez? Je ne sais pas même votre nom.
M0NTALAI8.
Mais on pourra vous le dire, el il faudrait...
11 faudrait ne pas le demander, n'est-ce pas? il 'faudrait vous voir et ne pas Vous connaître? C'est bien, je comprends. — Rien ne m'arrive à moi, vous savez, rien de réel. Je m'étais commencé une bien jolie histoire , l'autre jour, j'oublierai que l'histoire est vraie, je me souviendrai seulement que je Tai rêvée.
MONTALAIS
François! vous avez en moi une amie. J'aurai peut-être Tocca-
Sion de vous le prouver. (Le rieax domesUque reparaît) A présent,
laissez- moi partir, et ne retournez pas la tête. Au revoir et à bientôt. (EUa tort.)