ACTE DEUXIÈME
GUIGHE.
Ah çà ! qu'est-ce que tu fais ici, toi ?
Dame I moi, je suis invité.
En effet, monsieur le comte, je suis allé chercher ce garçon do la part de Madame.
GUIGHE , avec joie.
De sa part ! De sa part ! -— Ah 1 c'est autre chose ! Au fait , ta présence, François, pourra me servir et donner le change. Je suis content de te voir, très-content.
Ah 1 eh bien , Marjolaine avait donc raison !
GUIGHE.
Purnon, Madame est-elle seule en ce moment?
*PURNON, vivement.
Oh ! non ! non 1 Madame a auprès d'elle sa filleule, vous savez, cette petite Nicolette, la fille du défunt jardinier des Carmélites, et aussi, je pense, mademoiselle de Montalais. ^
GUIGHE. .
Impossible, en ce cas, de me présenter maintenant. Écoutez, Purnon, je vais rentrer chez' vous avec François , et puis voilà votre consigne, et cinq cents pistoles au bout : vous vous arrangerez pour que je puisse voir Madame seule, et pour que le roi ne puisse voir que François.
PURNON.
Diantre!
" Le roi, boni mais je verrai aussi Madame?
GUIGHE.
Ne crains rien, et suis-moi.
Oh î je ne crains rien. Seulement, j'emporte mes pêches, (m
tortcnt.)
PURNON, MoL
Cinq cents pistoles, deux cents louis, — enjeu égal! Mais je ne peux pas les gagner tous les deux. ~ Ma foi! que le hasard décid*^ à n^ place, (voyant la porte de fauche rourrir.) Madame! Je laisse le terrain libre, et je reste neutre, (n tort pir le fond.)