‹ François les bas-bleus: drame en cinq actes et sept partiesChapitre 38 sur 118 · MADAME,. PUIS GUICHE · texte numérisé non relu

MADAME,. PUIS GUICHE

MADAME, seule.

J'avais aujourd'hui, par moments, oublié d'être triste; on dirait que, chaque fois que cela m'arrive, quelque chose punit mon sourire. (Entre Guiche. — Sans se retourner.) Ah! c'est VOUS, moU garÇOn?

GUICUE.

C'étioDg moi-même, Madame, pour vous sarvir ! . '

MADAME, .arec un cri 4e surprise et de joie.

Ahl cette voix!

GUICHE, d'une roit tr^-doace.

Pour vous sarvir.

MADAME, riant d'un rire nerreux.

Ah! âh! ahl l'étrange mine que vous donne cet habit!

GUICHE, riant.

Ah! ah! suis-jeun assez parfait manant?

MADAME

Mon Dieu ! voilà que je ris encore, quand je devrais seulement vous gronder. Que signifie ce déguisement, cette folie? Pumon qui me disait que François les Bas-Bleus...

GUICHE

Eh! il est là, François les Bas-Bleus, le véritable, prêt à paraître au premier signe, et à se substituer à son Sosie. Il n'y a pas de danger. Madame, pas l'ombre de danger !

MADAME

Mais enfin, pourquoi ôtes-vous venu ? pourquoi ? *

Comment! Madame, après quinze éternels jours d'exil au fond de la Picardie!

MADAME

Ah*! Vous êtes resté tout ce temps en Picardie, chez votre père? .

GUICHE

Tout ce temps. Madame! quinze jours, quinze siècles! Foi de gentilhomme, ce matin encore, je maugréais après mes postillons ddns les brouillards de F Oise.

MADAME

Ah! c'est bien! — Qu'est-ce que je vous disais?... Non, c'est

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