‹ François les bas-bleus: drame en cinq actes et sept partiesChapitre 50 sur 118 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE ROI, téTèrement au eheralier.

Qui donc me parlait de M. deGuichë déguisé en paysal^? Il faut croire qu*on avait vu double.

LE CHEVALIER, montrant le chapeau queGuiche a laissé sur un fauteuil.

Cela tient peut-être^ Sire, à ce que ce paysan a deux chapeaux.

FRANÇOIS, è part.

Aïe ! (Un silence.)

LE ROI, se mordant les lèvres.

11 est constant que nous jouons de malheur ce soir! — Nous n'avons pas trouvé ce que nous cherchions, Madame. Mais soyez sans crainte! nous trouverons, nous trouverons! — Monsieur le marquis de Nantouillet?

NANTOUILLET

Sire?

LE ROI

Nous vous confions à vous, à vous seul, le soin et le droit de veiller, de voir, et, au besoin, d'agir en notre nom dans cette affaire.

NANTOUILLET

Sire ! une si haute mission!...

FRANÇOIS, à part.

Comme les mots sont honnêtes dans ce pays-ci!

LE ROI

Nous savons que vous ne serez aveuglé, vous, ni par l'intérêt, ni par la haine, et nous aurons foi entière dans tout ce que vous nous rapporterez.

LE CHEVALIER, à part.

Je n'en demandais pas davantage !

MADAME

Pardon, sire, — un mot. (L« roi s'incline et fait un signe. Le cheralier Pt Nantouillet sortent par le fond.)

FRANÇOIS, à part.

On s'en va? Par où s'en va-t-on déjà? Bah! à la grâce! jn sort

par la première porte de 'droite )

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