ACTE DEUXIÈME
folles idées et aux téméraires tentatives où peut s'oublier encore cet insolent comte de Guiche.
. MADAHR.
Oh I oui, ce serment-là, je peux voijs le faire, Sire, et de bonne foi, et de grand cœur! Contre ce que peut oser M. de Guiche, vous me demandez l'indifférence, je vous promets, moi, l'indignation.
LE ROI
Ahl merci, chère Henriette! Et moi, vous me demandez tout au plus d'être libre dans votre maison, je m'engage à vous faire reine dans ma cour. Accordez-moi seulement une autre grâce qui va me confirmer la première.
MADAME
Et c'est?...
LE ROI
Ici et partout, Henriette ,^ quand vous me parlez , quand vous me commandez, ne vous adressez plus au roi, adressez-vous toujours à Louis.
-MADAME
Sire, pardon, je ne veux, je n'attends rien que du roi.
Cependant,..
MADAME
Je ne m'adresse et ne m'adresserai jamais qu'au roi, au roi justicier dans son royaume et justicier dans sa famille.
< LE ROI, d'un tonglacé.
C'est bien, Madame, vous ne voulez que justice, le roi fera donc justice exacte et impartiale. Nous trouvons M. de Guiche dangereux, et nous avons chargé le marquis de nous tenir au courant de ses actions. Ne craignez rien, nou$ saurons discerner le vrai du faux, et ne nous laisserons convaincre que par des faits et des preuves.
MADAME
Je salue humblement Votre Majesté, (te roi sunciine et sort,]