ACTE QUATRIÈME, PARTIE I
qu'il ne trouve la force d*arriver d'un instant à l'autre. Quelle est votre volonté?
yONTALAlS.
De les séparer, de me venger !
LE CHEVÀLIEE.
Bien! j'aime votre colère et votre passion. Nous allons au môme but par la même voie. Ces précieuses lettres seront notre moyen. Je ne vous demande pas de me les remettre; je ne voudrais pas les recevoir. Vous ne devez les rendre qu'au roi, et il faut que le roi vous les demande et ne puisse faire autrement que de vous les demander.
MONTALÀIS.
Comment y arriver?
LE CHEVALIER
Cela me regarde. Voulez-vous bien seulement écrire quelques
lignes sous ma dictée : (Montalnis s'assied è la table et prend uae plume.)
« J'ai entre les mains des lettres dfe monsieur de Guiche à celle dont le roi cherche encore le nom ; je prends l'engagement de les remettre à Sa Majesté. Laure de Montalais. » (Montaiais lui teud le papier.) Vous êtcs fièrc et résolue, mademoiselle I
MONTALAIS
J'ai été humiliée etdéfiée, monsieur!
le chevalier.
Maintenant, le marquis de Nantouillet, atteint aussi dans la mêlée mais sans aucune gravité, va me rejoindre ici tout à l'heure. 11 est utile, ce me semble, qu'il ne vous voie pas ; il sera bon que vous n'ayez paru en aucune sorte dans l'échappée d'aujourd'hui.
Que faut-il que je fasse ?
LE CHEVALIER
Retournez seule à Paris dans la voiture que vous trouverez à la grille. Le marquis pour le roi, et moi pour Monsieur, nous ramènerons Madame.
MONTALAIS
Monsieur de Lorraine, au revoir.
LE CREVALIBE.
Quand je vous reverrai, mademoiselle, ils seront séparés et vous serez vengée.
MONTAtAtS.
Merci I i BIU sort par U ffaache. )