FRANÇOIS, NANTOUILLET
FRANÇOIS, à lui-même, marchant arec agitation.
Lui parler à elle, et puis parler au roi! A elle, passe; mais au roi, diantre I Comment ça se parle-t-il, le roi? — Sirel...
* NANTOUILLET, rentniit.
M.iintenant, François, un mot. Je suis, au bout du compte, volro vainqueur, puisque vous êtes mon prisonnier. Rendez-moi
un service. (FrançoU • prit tur U table da papier et une phuM, et s'est mis à friffonner tout debout. }
Pardon I c'est que j'écris.^ Sire...
NANTOUILLBT.
Vous écrivei au roi ?
Eh l non, puisque je vas lui parier* Mais je ne serai guère à mon aise, et, pour m* y retrouver, je me fais des marques.
NANTOUILLET
Écoulez-moi d'abord. En ce moment, lo roi entend le chevalier de Lorraine; M. de Guicbe a été mandé; M"« de Montalais elle-même va remettre, à ce qu'il paraît, au roi, des lettres trèsimportantes. Do quoi s'agit-il? On a l'air ici déjuger quelqu'un; mais qui? J'ai conduit toute l'affaire, et je suis le seul à n'y comprendre presque rien. Mettez-moi un peu au courant, François; dites-moi comment... Vous m'entendez ? Hél m'entendez-vous ?
FRANÇOIS, à lui-même, griffonnant toujours avec action.
Trois petits ronds, je saurai ce que ça veut dire. Il s'agit de la tirer de là, voyez-vous, la pauvre chère grande âme!
NANTOUILLET
Qui donc?
Il s'agit de la délivrer de tous ceux qui la chagrinent.
NANTOUILLET
Mais qui sont ceux-là ?
Eh I vous donc, d'abord. Pourtant, vous, monsieur de Nantouillet, vous n'êtes pas méchant... Nanlouillet! il y a un pays qui s'appelle comme vous; mon grand-père y avait un ami, — Chanteloup, —l'avez-vous connu?