SCÈNE lY
Les Mêmes, PURNON.
lb chevalier.
Purnon î Vous pouvez parler devant le marquis. Vous avez vu ce François ?
PURNON.
En voici bien d'une autre, monsieur le chevalier I François les Bas-Bleus a disparu, et personne ne sait ce qu'il est devenu.
LE CHEVALIER
Disparu ! et depuis quand ?
PURNON.
Depuis deux jours. Au reste, il parait qu'il est coutumier du fait. C'est une espèce d'ahuri et de distrait, faiseur de songes, diseur de contes, et sujet à des absences de plusieurs sortes.
LE CHEVALIER
Et on ne soupçonne pas où il peut être ?
PURNON.
On l'a cherché partout. Introuvable! Il est parti avant-hier matin en disant qu'il s'en allait élaguer des branchages au labyrinthe du château.
LE CHEVALIER
Au labyrinthe I — Nantouillet, la dame à l'agrafe, par qui donc déjà était-elle accompagnée à sa voiture?
NANTOUILLET
Par un jeune paysan. Oh! il y a là une trace! Expliquez-moi donc...
LE CHEVALIER
Puraon , M. de Guiche est-il informé de la disparition de François?
PURNON.
Oui, et il a envoyé ici deux fois déjà. (Baissant la toix.) Précisément ce Comtois qui est à nous. ~ La seconde fois, il a fait dire qu*il allait venir lui-même.
LB CHEVALIER
Diantre 1 qu'il ne nous surprenne pas ici! Venez, marquis, venez.
NANTOUILLET
Mais vous m'expliquerez... (Oaro sort de U maison.)
Oui, oui, le mystère se débrouille, et, quand je liens un fil, j'ai
tout l'écheveau. (Tons trois sortent sans regarder Garo qui leur fait force saluts. J