SCÈNE VII
Les Mêmes; mirent, p«r u porta du fi»o4, LE CTIEV ALIER « NANTOUILLET ; w u ««««b*. GUICHE; p « u droite, MADAME; mimt* MONTALAIS, pu le porte du fond.
LB roi. Vous voilà, messieurs; eh bien, nous croyons être sur La trace de la vérité, {au un u-orui de Madame ) Madame... (nu «enduit k an fmteuii. k (aoch«j Madame est ici chez elle, nous ne sommes que son hôte obéissant ol son ami respectueux. Elle voudra nous permettre de l'assister peut-être mais c'est elle seule qui doit juger, (a mo«ui«ii. qui •mw.) Mademoiselle de Muntalaia, approchez, et adressez-vous à Son Altesse.
madame. Vous avez engagé votre parole au roi, Montalais; vous venez la tenir.
montalais. Si le roi l'exige; mais s’il daignait me la rendre, oh! il me rendrait en même temps la vio!
madame. Laure. Il n'est plus temps. L'honneur est un fier accusé qui veut être jugé dès qu'on le soupçonne; le doute et l’ombre lui sont plus terribles que la certitude et L* lumière. Allons 1 ces lettres, qui doivent faire connaître la vérité, mais rien que la vérité, remcttez-les au roi.
LE CnEVALIBR, t>4», A Rouillai*. Courage!
François, mue «s d«u. Huai courage? mol je dis ; traîtrise!
montalais. k Fmiçot». Oh! comme vous me regardezl (ATM iw.l eh bien, regardez-moi! ,'euo r* «u roi.) Voici cos lettres, Sire.
madame. Que Votre Majesté veuille on prendre connaissance. .
le Roi, ouvrent ie* lettres. I.a signature Armand do Guichp. L’adresse... (m ut«nt « & i tiwute.j Mademoiselle de Monta lais!
NANTOUILLET. Bon Dieul
LE CHEVALIER, bu. * FriofoLi- Ah! c’CSt tOÎ qui SS fait cela t
François, bu, tu cbertitcr. Chou pour chou, monseigneur! mais le mien est le mieux pommé!
LE ROI, continuât de parcourir lot lettre*. Ce BODt, d’ailleurs,
les lettres d'un amoureux, non d’un amanl, des supplications et des plaintes. Quelques moqueries sur le roi. |a*a4«ni tw irum * NoBtaitft-} Cela .suffit, mademoiselle. monta lais, è üb dame. Cela suffit-il, Madame? madame, bo*. Vous ne me deviez pas tant, mon enfant I ftwaat u t oh.i Ne baissez pas la tâte comme uno coupable, donnez-moi la main comme une amie.
le roi. C'est votre partage et votre don, Madame, d'absoudre et de réhabiliter. Nous avons, nous des devoirs plus sévères. — Monsieur de Guiche, ce qui résulte surtout de ces lettres, c'est aue vous êtes un médiocre courtisan. Heureusement, vous êtes un bon soldat. Votre régiment est do ceux que j'envoie en Flandre. Vous allez partir sur-le-champ. guiciie. Sire, dès demain.
le roi. Des aujourd'hui.
cuiche. Sire, le temps seulement do présenter à quelqu’un que j’ai offensé uno justification d'honneur.
le roi. Non, c’est dans la minute, monsieur, c’est d'ici que vous partirez.
guiche. Sire, par grâce !.. .
le roi. J'ai dit. — Monsieur de Lorraine, le comte a raillé le roi ; vous avez osé, vous, calomnier la maison royale dans la personne auguste et chère de Madame.
LE CHEVALIER. Sire 1 ...
le roi. Crime de lèse-majesté, monsieur. Je vous exile. Vous serez, de ce pas, conduit à la frontière d'Italie. Rompre ce ban, pensez-v, c'est la mort. Vous, comte, déserter votre poste, c'est le déshonneur.
guiciie, bu t François. Ah I je reviendrai, pourtant! préviens-en Madame.
FRANÇOIS, fpasTailr. Oh I nOO t
LE CRRVALIBR , • approeb**». bu i Gukhe. VOUS dites que
vous revieudrez, n'est-ce pas? Soit! nous reviendrons. quiche. Monsieur I...
le chevalier. Maintenant, nous jouerons nos têtes, voilé tout.
le roi. Allez tous deux!
François, t part. Miséricordo! en arrêtant la bise, j'ai déchaîné la tempête I — Ohl mais faudra voir! faudra voirl