SCÈNE VI
VALBELLE, LAFRANCE.
LAFRANCE, U regardant aller.
Ta, ta, ta, ta, ta, madame i Entendue.
VALBELLE
Qu'a»4u donc, Lafrance?
LAFRANCE. «ombra.
Je n’ai rien, monsieur.
VALBELLE
Je vois bien que tu es triste.
LAFRANCE.
Et pourquoi serais-je trisle?
VALBELLE
Je l'ignore; mais à coup sûr tu as quelque chose. Allons, parle.
LArRANCR.
Bah! c’est que je vous connais; vous allez vous moquer. Enfin, c’est égal, et je dois vous dire tout ce que je sais.
VALBELLE, louriant.
Ohl oh! voilà un début qui promet. J’écoute^
LAFRANCE, après noir regardé de loua M - >ica*
Vous vovez bien celle femme si douce, si affectueuse avec nous; eh bien, monsieur, dans la cuisine, c’est un démon; elle gronde, elle crie. •
VALBELLE
Cela t’étonne? C’ell tout naturel; elle désire que nous soyons bi«*n servi», et elle te tourmente dans la crainte que nous ne manquions de quelque chose.
LAFRANCE.
Elle m'a traité moi-même...
VALBELLE
Tu es un peu susceptible; j’aurai* été plus indulgent; elle
DEUX MOTS
est vite, eh bien, c'est la preuve d’un bon coeur. Et, d'ail leurs, je cuis toujours disposé à passer quelque chose à une feu me qui a de beaux yeux.
LUIUKE.
De beaux y«ux, soit! mais .-n les examinant un peu attentivement, ces yeux-là ont quelque chose de hagard, de faux!
YALRELLK.
Où diable vas-tu chercher cela?
lafrance.
Croyez-moi, nous ne sommes pas en sûreté ici.
YALBEI I.K, finit.
Eh, bon Dieu! comme tu as changé d'avis en un quart d'heure !
M FRANCE
Monsieur, il en faut souvent moins pour voir des choses...
Y'ALBELLE, a'amuunt.
Oui... Ob ! oh! et qu‘u»-tu donc vu?
LA FRANCE
J’ai vu derrière des fagots, deux fusils, une carabine, des sabres...
VALWvtt E, nul.
Mais, dans un lieu si écarté, il [aut bien pouvoir se défendre.
LAf RANCE.
Vous voilà! toujours d’une confiance... parce qu’il ne vous est nen arrivé.