‹ Francois les basbleues drame en cinq actes et sept partiesChapitre 76 sur 104 · I-AFRAXCS · texte numérisé non relu

I-AFRAXCS

Comme tout est changé dans un moment I

VAt. BEI tx, IvOe l quw i l,

Félleitont-nuu» tous le» deux...

LAPRARCI.

Bah! hall! rraiun"i»s plutôt tous deov.

VALBCLLK.

Da sort que le ciel nous destine.

la nu RCS.

Le sort auquel <>n nous destine.

VALASEU.K.

C’est sans doute une main divine Qui nous a conduits en ce» lieux.

LAFRANCE.

C'est le d'abte. Je l’im.qrine,

Qui nous .1 conduits en ces lieux.

VALWLI E. toujours tp moquant.

Sou|>er frugal, appéns*aol...

LAM ASCII.

Iri, rien n’est api>éti‘sant.

VALSSU.R.

LU assea hon, sommet J tranquille.

LAPRANCX.

Quand on a peur, durt-oe ir.uiquillr !

VALRSLLK.

A notre c®»r rcromwssant Voilà re qu’offre cet asile.

LAFRANCE.

Jo ne suis point rrronnaisiant.

Et je déleste c«*t asile.

ENSEMBLE

Redmiiorw plutôt mu» tes dent Le sort affreux qu'un nous dustloo;

C’est le diable, je l'imagine.

Qui nous a conduits en ce* lieux.

VAIS nx*.

Félicitons-nous tous le» deux Du sort que le ciel nous devine.

C*«sl sans doute un main divine Qui nous a conduits en ces lieux.

‘VALBKiXK.

Et, dis-moi, avtu enveloppé dans tes noirs soupçons la jolie petite Servante? es-tu aussi revenu sur son compte ? LAFRANCE.

Ma foi, je crois qu’elle rm vaut pas mieux que la maltresse.

Elle est sombre, maussade, revêche; on a beau lui faire des questions, die ne répond pus.

V Al BELLE.

Elle est sourde, peut-être?

LAFRANCE.

Non, car j'ai vu l'hélesse lui parler bas, et elle a obéi tout de suite.

V A! BELLE

Alors, c'est qu’elle est muette.

LA FRANCS

Eh! non ; car j’ai entendu l’Iiôb-ssa lui défendre de répondre un seul mut à tout ce qu’un lui dirait.

V Al. BFI4.E.

l h bien, c’est tout bonnement qu'elle est docile, et qu'on a craint pour elle les iluux propos de M. Lafrance. Quant à moi, l’on peut être tranquille, je ne la questionnerai pas, de J leur de lui attirer quelque mauvais traitement... Et où a-ton mis mes chevaux, mes gens?

LAFRANCE.

I!s sont déjà relégués, renfermés dans une grange tout à fait séparée du celle bicoque... Et c'est là qu'ou nous envoie coucher tou» les trois... CYsl clair, ça.

YAI.BKLLR, riant.

Oui, il est clair qu'il n’y a pas de lits id.

LAFRANCE.

Iji femme dit cela, mai»,.. Et si vois le permettez, monsieur, je passerai la nuit dans votre chambre ; de celte manière, je serai munis inqli et de vous.

YALRCUE.

C'est-à-dire que tu seras moins inquiet de toi. Tu me crois plus capable de te défendre que le cocher et que laideur, nVst-il pus vrai?

LAFRANCE.

Écoutez donc, quand cela serait ; vous êtes brave, vous ! vous avez été à l'armée... Soyez juste, monsieur, les guerres oui ont désolé la Sicile ont rempli les forêts d’une iriliuité «je déserteurs, vrais bandits qui attaquent le* voyageurs, et ; en veulent surtout aux Français, qui ic» oui souvent étrillés; ils les pilleut et les lueut toutes lus foi» qu’ils peuvent les rencontrer.

VALBELLB.

On y a mis Hon ordre, et depuis longtemps on i'r pas entendu dire... D’ailleurs, «le* gardes parcourent les forêts.

LAFRANCE.

Oui, mai» avec le temps qu’il fait.

VALKLLB.

Allons, finissons re ridicule entretien ; je rougis d’écouter plus longteuii»s le récit «le b-s terreurs paniques. Va te coucher, et lévetile-moi demain à la ponde du jour.

LAFRANCE.

Allons, allons, puisque vous Aies si tranquille, je dois aussi... Ma Foi, oui, voire aMurauoe me rend le courage... Et, tout bien cousuléré, je vais... je vais manger un morceau dans la cuisine, et puis si le sommeil vient... (il *>u va ient<ment. ) J'aurai» pourtant fort bien passé 1» nuit sur cette chaise, vu nue.

Et demain tu ne pourrais plus te soutenir... Non, je ne le veux pas... Je duis arriver deinain à Païenne, et..

LAFRANCE.

Allons, je m’en vais, (n rr.kou) Monsieur, par hasard, n’aurait pas le projet de descendra?

VALBELLK.

Et pourquoi faire?

LAFRANCE. «nbamsaé.

J' dis... pour voir la petite dervaule.

VALU ELLE

Elle montera.

LAFRANCF, n'oont dire qu'il a pmr.

Oui... (n retient. ) CV*l qu'iJ y a une gujene fort longue, et je ne connais pas les être».

VALBKLLE. naat.

Est-ce que je les coumu» mieux, moi?

LAFRANCE.

Non, non; c’est que, lorsqu'on est deux, on se... Il fait sombra eu diable dans l'escalier.

V Al. BELLE.

Insigne i»oltron! Allons, allons, appelle la fille... (n • n »iiK.) La fille, éclairez I... Tu y vois, a présent Soupe et va te coucher.

LAFRANCE.

Oui, monsieur, (a pan.) Je vais tout observer, et si nu» soupçons s«* confirment, je préviendrai nus camarade*, et nous Ükclicrufi* de...

VA UILI. LE, w retournant et U eoeaot encore.

Tu te fais attendra, cela n'est pas galant.

DEUX MOTS

LAFRABCE, criant es bu.

Je descends I

VALBELLE

Ah î dis que Ton monte un fagot ; le froid tne saisit, et je sens que celle chambre...

LAFRAKCE.

Je vais le dire... Adieu, mon cher maître, adieu. 'Daimant U *ob.) Fermez toujours bien votre porte, et n'oubliez pas de mettre le verrou, (u *ort.)

VALBELLE, riant.

Oui, oui, brave Lafrance.

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