L'HOTESSE
Je le veux bien.
(D’un tou dont.)
Alloua, ma chère enfant.
(s* fichant encor*.)
Mais ccs sériantes Sont si Icnlesl (Reprenant I* toc dont.)
Si l’on ne se fichait, monsieur, je vous le dis.
Jamais les voyageurs ne seraient bien servis.
VA LU ELLE, à Rom.
Ali ! donnez-moi, je vous en prie.
Celle lumière et ce fagot!
{Rose le renarde, et parait ému*.)
LÏtOTF.SM', MeW.
En vain je parle, en u n je crio. .
Allons flnlrjs-tu bien! Ai?
(Se reprenant, d’une roi* douce.)
Rose, finirez-vous bientôt?
jA part et en ©•1ère.)
Ils devaient revenir plus tôt.
(EU* cherche partout de quoi garnir 1a table.)
VALICLLB.
Point de colère, je vous prie.
(A pnrt.)
Quel air triste et louchant!...
l)'oû viennent ses al Urines?
(Rose ver»* quelques larme*, c< e»oi« nés peu» en ©-gardant V,lb*H«.) IJIe pleure : Et pourquoi, pourquoi verser des larmes? Qu'a-t-elle donc c-n ce moment?
(Rose Irrtsaille, et ha tae le* yeux en soupirant; elle s’approche do la cheminée. Valbetle preml un* chaise comme pour s'amcccr. Rok le regarde de non* «eau, et lai fait signe de s« taire en motlant le doigt sur la booeb*. Elle *c remet A arranger I* feu. L'bfttesa* outre le buffet. Valbetle regarde toujours llos* avee le plus grand intérêt. Celle-ci Sc retourne, cl, proHUnt du moment où l'bôiemc a oovert l'armuir*, elle met la main sur wn coeur et regarde le ciel, comme si elle le prenait à témoin; *11* a l'air de (air* une promrsae à Valbelle 5 elle répète te signe qui lui prescrit W silence , et sc remet S souffler le feu. A la lui du morceau, dès que l'bitrsae qniMc l'armoire. Rose se tourne brusquement rets le feu. Valbelle se rassoit, ponr que l’hôtesse ne s'aperçoive de rien.)
L* HOTESSE, prudant In pantomime.
Les trois couverts, ils étaient lit;
Je les ai serrés lit, pcul-è rot
(Ouvrant U buffet.)
Oui, c’est bien lh qu’il» doivent être.
Voyons, voyons, ah! les voilà.
VALSE I LE, pendant que l'hétcsie cherche. A part.
Que vols-jc, dieux!
Bon, les voilà!
L'HOTESSE, en colère, à Rose.
Aurez-vous bientôt Uni? Faut-il une heure pour allumer un fagot?
VALBELLE
C'est que le bois est vert et mouillé.
l’ BOT ESSE, prenant te ton doux.
Vous avez raison ; la vivacité m’emporte toujours. (a*« t»meor.) Mais c'est qu’on croirait qu’elle l'a choisi exprès pour perdre ici sou temps, car nous en avons de plus sec. (ta* lui
en jette un autre. Ru*e souffle le feu ; on frappe avec furee A la porte de la maison, a part.) Ah ! ah’ ah ! ce sont eux, je les entends. (c*iie-<f en* par lafeoétr* qu’elle ouvr* et referme.) PtSKI par la petite porte; je l’ai laissée ouverte. (no*e friisoeue; I* soufflet tombe de ses mains. ValbcUc est inquiet.)
VALBELLE, h levant.
Qu’est-ce ceci?
L’BOTESSE, gaiement.
Rien; c’est mon mari qui rentre... Je ne l’attendais pas aujourd’hui.
VALBELLE
Il revient seul? (Roi» lui fait ligue qu'il n’est pas seul.)
l’ HOTESSE, très-gaie.
Oh I je ne sais pas trop... Ils pourraient bien être plusieurs... Ce soûl ses garçons.
VALBELLE, étonné.
Plusieurs? (Rose s'appuie sur son soufflet, «mm* prête A ne trouver mal. L’ hôtesse lui donne un coup sur le bru.)
L’ HOTESSE, a UNS.
Eli bien, ilormez-VOUS? (EH* va A la porte faire signe aux volcan d« ne pas entrer. Rose, que Valbelle regarde toujours avec inquiétude, veut désigner que la* voleurs mot an nombre de quatre; pour cela, elle prend use branche mince de fagot et la casse « quilr* fois, oc qui fait uu léger bruit qui ('entend bku de Valbcll* al n« peut donner de soupçon A l'hôtess*.) VALBELLE, comptant bas cl des lèvres seulement, dit haut et A purt le dernier.
Quatre ! (Hant A l’hôtcsa*.) Comment ! vous ne savez pas précisément le nombre des gens qui sont chez vous?
l’hôtesse.
C’est que... c'est qu’il y a un homme de journée qu'on n’nnièrte que lorsqu’il }' a quelque travail extraordinaire, (a part.) Pourquoi doue toute» ce» question»? (Au mot de travail extraordinaire, Ros« fait te signe d’horrenr, et d'un grste elle munir* le IR. fait signe de dormir, et annonce l'action de tuer d'un coup de poignard.) VALBELLE, dans son premier mouvement.
Ah! (se remettant.) Kt peut-être aujourd’hui y a-t-il quelque travail... (Ruse témoigné U crainte d* ce qu'il ne parle Irop.)