L’HOTESSE
C’est ce que nous apprendrons bientôt ; mais cela ne doit pas vous inquiéter: ce sont tou» «le braves gens, ets’il arrivait quelque choie ici, nous sommes là pour vous défendre.
VALBELLE
Oh ! rien ne m’effraye! Je me suis trouvé quelquefois dans des circonstances assez embarrassantes. Je inc disais alors un de ces vieux refrains qu’on nous apprend dans noire enfance, et qui non» reviennent souvent à l’esprit... C’est fort peu de chose, mai» ce qu’il conseille est sage, et pourrait èlre fort utile dans Certaines occasions. (llo»», qui met le ou«vert, parafa (air* attcutiuD A C* que dît Valbelle.)
l’uotessk.
Eh! qu’est-ce donc qu'il conseille, ce vieux refraiu ?
VALBELLE
Attendez que je me le rappelle, (u regard* Ro«*, h dit le* deux premier* ver». )
Prudence, espoir et vigilance Sont A propos dans tous les temps;
Je puis braver tous les méchants,
Quand uu bon «but prend ma défense.
Plus le danger parait pressant.
Plus le sang-froid est uécesaire!
(Regardant Rom.)
Un peslu, un mol, tout nous éclaire 1 Et l'on su dit gu eet iuslaut :
Prudence, espoir et vigilance Sont A propos «tous tour les temps ;
Je puis braver Ions les méchants,
Quand un Iran cœur prend ma défense.
(il serre 1a malade l'hôtesse, qui remarrie, croyant que cela eai pour elle, « regard* tendrement Ro*e, qui est très-émue.)
DEUX MOTS
L*HOTKSSE, fm Ion hypocrite.
Les méchants!... Ali! vous n’avez pas & craindre cela, TOUS.
VALBELLE
Je le crois.
l'ROTESSB, ri'*u «if earemnl.
Pour les boDS cœurs, ce n’cst pas pour nous vanter, mais il y en a ici.
VALBELLE, regardant «OM.
Ah ! j’en suis sùr.
l'uotessb.
Pardonnez si je vous laisse un moment, mais il faut bien i ue j’aille voir le cher homme, et m'informer s’il n'a besoin j e rien.
VAUEUK.
C’est bien juste, et cela fait honneur à votre sensibilité.
l'hotissc.
Rose, suivez-moi. (L'Itotrare junte doucement. Bore derrière fllr, •pré» «voir lente ai rot le toufflel. joio» le* «aiiui *vec cxprrarion et réi-
tère le *ign* du «iiencc.) Allons donc, allons donc! venez prendre la couverture et l'oreiller pour faire le lit de monsieur.
VALBELLE
Puisque voilà votre mari, tous pouvez rester en bas; Rose suffira pour me servir.
l’hotessr.
Nenni! nennil je ne laisse pas une jeunesse comme ça toute seule avec un officier.
VALBELLE
Vous avez des principes austères, madame.
L'HOTESSE, d'an fou dvux.
11 faut bien, monsieur; on n’a que ça, la pauvreté et l’honneur. (Rote nt immobile, cherchant k retenir t*»lr que vient de chtoler Valbelle Elle u'vDlrad pu te que lui dit CMtrare.) QllO faiteS-VOUS donc là ? (aitourarUe d« Avance! (n»me ritournelle.) Avance doue! (En toritul, *1 pretque debor», «él* U pousse rudement.) Ail! je te relèverai du péché de paresse. Va, marche donc, marche I (nie
peu** la frire tomber. Vribelle, ter U pointe de* pied». » wivi «* entendu ce* dernier* mol»; il contient m fureur.)