M, Maindron
428 FRANÇOIS RÂKÔGZI U
des nationaux. Les Hongrois durent abandonner les armées de Ràkoczi et de Bercsényi, mais à Vienne, on dut renoncer aux Carafa, aux Eollonics, aux Heister...
Nobles et paysans, officiers et soldats, beaucoup dans le pays luttèrent et périrent, c'est la loi de rhumanité qui veut que les uns souffrent et meurent pour que les autres triomphent. L'espérance suprême de ceux qui succombèrent n'a pas été dégue, ils s'étaient sacrifiés pour un peuple qui n'oublie pas, qui, fidèle à ses traditions et à son passé, regarde avec confiance devant lui, car il sait que « l'avenir appartient aux peuples qui se souviennent ^ » Ils vivent dans le cœur et dans l'esprit des générations et tout un peuple répète leur nom avec admiration.
Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Les Hongrois ne pouvaient aller en foule là-bas, sur les rives de la mer de Marmara, où reposait celui qui fit vibrer l'âme de la nation, mais bientôt, ils pourront se rendre dans la vieille ville Kouroucz, à Kassa, et dans l'antique cathé-